<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Guillaume Lemarchal</title>
	<atom:link href="http://www.guillaumelemarchal.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.guillaumelemarchal.com</link>
	<description>Contemporary Art Photography</description>
	<lastBuildDate>Thu, 20 Oct 2011 13:11:56 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1</generator>
		<item>
		<title>Telerama 13 janvier 2010 &#8211; &#171;&#160;Paysages mutants&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/press/telerama/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/press/telerama/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2011 10:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Press]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=35</guid>
		<description><![CDATA[Identité(s)/Territorialité(s) Dommage d&#8217;avoir affublé d&#8217;un titre aussi peu engageant - Identité(s)/Territorialité(s) &#8211; cette exposition qui présente des photos de paysages aussi passionnantes à décrypter que des énigmes policières. Toutes montrent des territoires transformés par les activités économiques, l&#8217;habitat, les conflits sociaux &#8230; <a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/telerama/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Identité(s)/Territorialité(s)</strong><strong> </strong></p>
<p>Dommage d&#8217;avoir affublé d&#8217;un titre aussi peu engageant - <em>Identité(s)/Territorialité(s)</em> &#8211; cette exposition qui présente des photos de paysages aussi passionnantes à décrypter que des énigmes policières. Toutes montrent des territoires transformés par les activités économiques, l&#8217;habitat, les conflits sociaux ou frontaliers, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Europe. Ces territoires semblent avoir été désertés par une humanité n&#8217;ayant laissé derrière elle que des indices, comme sur une scène de crime. Le Canadien Roy Arden photographie une machine à écrire qui gît, déglinguée, sur un terrain vague aux abords de Vancouver. Le Californien Dino Dinco donne à voir un coin arboré d&#8217;un parc de Los Angeles. De prime abord bucolique, l&#8217;image devient glaçante lorsqu&#8217;on l&#8217;examine de près : le sol est jonché de détritus à ne pas poser une demi-fesse par terre.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;Américain Lewis Baltz qui fut dans les années 70 l&#8217;un des précurseurs les plus remarquables de cette façon de décrire l&#8217;état de la planète à travers les seules traces qu&#8217;y impriment les hommes. Baptisé New Topographics (« nouvelle topographie »), ce mouvement s&#8217;attache à des scènes sans intérêt apparent. A de petites choses qui deviennent autant de pistes pour reconstituer les drames, les bouleversements, les mutations. Ce procédé photographique joue sur la suggestion, l&#8217;imagination du spectateur, qui se retrouve dans la posture d&#8217;un visiteur face aux vestiges d&#8217;une civilisation disparue.</p>
<p>Virtuose dans cet art de la métamorphose du rien en une photographie éblouissante, Lewis Baltz fonde aussi une nouvelle esthétique du paysage. Dans sa série sur un site militaire désaffecté en plein désert du Nevada, <em>Near Reno</em>, le photographe transforme comme par magie les fils électriques surgissant d&#8217;une gaine en végétaux mutants. Cette manière de prendre les paysages par fragments et de les investir d&#8217;une forte symbolique sur notre époque est brillamment utilisée par le jeune Français Guillaume Lemarchal. Dans <em>Insula, </em>un diptyque, l&#8217;artiste français, né en 1974, accole deux photographies de berges de Nogent-sur-Seine (voir ci-contre) de telle façon qu&#8217;on dirait une île. Plongée dans le brouillard, coupée de tout comme l&#8217;ultime asile d&#8217;un monde englouti, son sol inculte est traversé de barrières et de barbelés de sinistre mémoire. Concentré de passé, de présent et projection anxieuse sur le devenir de notre planète, cette photographie est aussi belle qu&#8217;inquiétante.</p>
<p><span style="color: #000000; font-weight: bold;">Luc Desbenoit</span></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a rel="attachment wp-att-18" href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/telerama/attachment/telerama-janvier-2010/"><img class="alignnone size-large wp-image-18" title="telerama-janvier-2010" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/telerama-janvier-2010-800x1132.jpg" alt="" width="640" height="905" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/press/telerama/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paris-Art 10 janv. 2009 &#8211; &#171;&#160;Le lieu et le traumatisme&#160;&#187; &#8211; Entretien avec Etienne Helmer</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 16 Jan 2011 10:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Press]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=157</guid>
		<description><![CDATA[Guillaume Lemarchal Le lieu et le traumatisme 10 janv. 2009 Publié par parisArt Étienne Helmer Les photographies de Guillaume Lemarchal sont une recherche sur les mémoires collectives et individuelles, où le temps suspend son passage dans la destruction et l&#8217;abandon. &#8230; <a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Guillaume Lemarchal<br />
Le lieu et le traumatisme<br />
10 janv. 2009<br />
Publié par parisArt<br />
Étienne Helmer</strong></p>
<p>Les photographies de Guillaume Lemarchal sont une recherche sur les mémoires collectives et individuelles, où le temps suspend son passage dans la destruction et l&#8217;abandon.</p>
<p><strong>Vous accordez dans vos images une large place à la question du territoire et du lieu.</strong><br />
Guillaume Lemarchal.Un territoire m&#8217;intéresse au départ pour son histoire. Je m&#8217;intéresse beaucoup aux lieux qui ont été des lieux de traumatisme, de violence faite à l&#8217;homme. Étant français, européen, j&#8217;ai été amené à me poser des questions sur l&#8217;histoire de l&#8217;Europe, en prenant la France comme point de départ.</p>
<p><a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/atlantique-2-n%c2%b0i-33x50cm-2005/" rel="attachment wp-att-237"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Atlantique-2-N°I-33x50cm-2005--200x133.jpg" alt="" title="Atlantique 2 N°I-33x50cm-2005" width="200" height="133" class="alignright size-thumbnail wp-image-237" /></a>Comme je pensais au thème de la mémoire, que je traitais du paysage, et qu&#8217;il y avait une espèce d&#8217;évidence de la mémoire dans le paysage, au sens où le paysage nous renvoie à quelque chose de notre mémoire et de notre histoire, je me suis rendu sur des sites qui, en France, montraient ce phénomène de manière évidente, comme le Mur de l&#8217;Atlantique.</p>
<p>Puis, dans le prolongement est apparue l&#8217;Allemagne. C&#8217;est ainsi que s&#8217;est fait Iceberg : j&#8217;étais en quête de traces de l&#8217;ex-Allemagne de l&#8217;est. Iceberg I se situe sur la mer baltique, pas très loin de la frontière polonaise. C&#8217;était un pont en construction, qui devait rallier le continent à l&#8217;île de Rügen, sur la mer Baltique.</p>
<p>À l&#8217;origine, ce n&#8217;était pas du tout ce que j&#8217;allais chercher à ce moment-là : je voulais trouver des formes qui évoquent la fin de l&#8217;Allemagne de l&#8217;est. Mais je n&#8217;ai rien trouvé de ce registre-là. En revanche, j&#8217;ai trouvé du béton, béton qui était déjà présent dans mon travail sur le Mur de l&#8217;Atlantique avec les bunkers ; j&#8217;ai retrouvé un certain isolement qui, cette fois, se trouvait dans la mer glacée, alors que je ne m&#8217;y attendais pas du tout.</p>
<p><strong>Où commence un lieu ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. À partir du moment où l&#8217;homme occupe et investit un espace. On investit un lieu dans l&#8217;idée d&#8217;y vivre, de s&#8217;organiser en société, d&#8217;y travailler, d&#8217;y enterrer des gens quand il s&#8217;agit d&#8217;un cimetière, de se concentrer et de méditer quand il s&#8217;agit d&#8217;un monastère, mais c&#8217;est toujours la manifestation d&#8217;une présence qu&#8217;on inscrit dans le sol, ou ailleurs : une navette spatiale est aussi un lieu, dans un autre un espace. Ce lieu est limité, il a des frontières avec un autre lieu ou des non-lieux. En revanche, un désert naturel est un espace, une étendue, pas un lieu.</p>
<p><strong>Certains lieux se défont, comme dans Vanité, ce cimetière où l&#8217;on présume un lieu qui est en même temps à la limite du recouvrement, avec ses zones troubles et ses frontières qui disparaissent.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, on pourrait croire que la place est abandonnée, mais ce n&#8217;est pas tout à fait vrai, les traces sont là, et tant qu&#8217;il y a ces traces, on peut dire que lieu existe, qu&#8217;il n&#8217;est pas encore mort. Évence Verdier, qui a écrit l&#8217;avant-propos de Paysage de l&#8217;après [Paris, Actes Sud, 2008], parle de l&#8217;édification et de l&#8217;effondrement des formes. Du surgissement à la disparition en somme.</p>
<p><strong>Au moment de la prise de vue, qu&#8217;est-ce qui vous fait définir un lieu et déclenche votre désir d&#8217;image ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. C&#8217;est la qualité des formes, de l&#8217;espace, c&#8217;est aussi la lumière, la qualité de l&#8217;air, la puissance évocatrice du sujet, la violence des stigmates, l&#8217;histoire humaine qu&#8217;ils contiennent, et la qualité de l&#8217;émotion fabriquée par l&#8217;ambiance de l&#8217;instant. Ce qui ne veut pas dire que mes images sont des instantanés. Il y a un temps de prise important, j&#8217;ai besoin d&#8217;être dans l&#8217;espace pour l&#8217;intégrer vraiment et fabriquer à mon tour un lieu avec lui, un lieu qui soit visuel et qui soit aussi un lieu de pensée. Car une image est un lieu de pensée.</p>
<p>Iceberg, par exemple, a été l&#8217;occasion d&#8217;une rencontre esthétique très forte. J&#8217;ai pu concentrer mon regard sur un objet et sur la notion de lieu : la forme jaillissante de cette pile de pont faisait exister un lieu qui n&#8217;aurait jamais existé sans elle. Le lieu se construit parce qu&#8217;un objet a été fabriqué. C&#8217;est par un investissement à un endroit, une volonté d&#8217;édifier, qu&#8217;un site et un lieu sont constitués. Cette idée de fabrication au milieu d&#8217;un isolement, permettant à un lieu d&#8217;exister, faisait écho à l&#8217;une de mes pièces qui s&#8217;intitule Insula : c&#8217;est un diptyque où j&#8217;ai moi-même fabriqué un lieu qui n&#8217;existait pas auparavant, qui n&#8217;existe que par l&#8217;assemblage de ces deux photographies.</p>
<p><strong>Ces piles de pont qu&#8217;on peut voir Iceberg sont, selon la lecture qu&#8217;on en a, inachevées ou en cours. Pour qui regarde vos images, il y a cette ambiguïté : un édifice en construction ou abandonné…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Le lieu est un espace identitaire, et c&#8217;est l&#8217;identité du lieu qui va susciter mon déplacement. Mais en même temps, j&#8217;ai besoin de le décontextualiser pour faire exister l&#8217;œuvre, qui prendra alors un sens beaucoup plus large que le lieu initial. Le fait qu&#8217;il y ait des ambiguïtés entre ce qui est en cours de construction, en naissance, en pleine maturité, et en état de décrépitude m&#8217;intéresse.</p>
<p><a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/iceberg-i-67x100cm-2006-3/" rel="attachment wp-att-242"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Iceberg-I-67x100cm-20062-400x597.jpg" alt="" title="Iceberg I-67x100cm-2006" width="400" height="597" class="alignleft size-medium wp-image-242" /></a><strong>C&#8217;est vous qui fabriquez le lieu, par le cadrage, par la prise de vue ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Disons plutôt que j&#8217;en fabrique un autre : je me sers d&#8217;un lieu pour en créer un autre. C&#8217;est aussi pour cette raison que la décontextualisation, la distance d&#8217;avec l&#8217;identité du lieu propre est importante. D&#8217;où pour moi une certaine réticence à dire trop de choses sur l&#8217;identité des images et l&#8217;identité des lieux. Que Iceberg soit en Allemagne ou ailleurs, je m&#8217;en fiche : certes, c&#8217;est l&#8217;Allemagne qui motive mon déplacement à l&#8217;époque, mais lorsque je suis face à la pile de pont, que je décide d&#8217;en faire quelque chose, lorsque je la cadre, ce n&#8217;est plus de l&#8217;Allemagne dont je parle. En revanche, il est évident que le fait d&#8217;être à cet instant dans le Mecklenbourg, d&#8217;y séjourner un temps, influence le travail. Quand je suis devant le travail réalisé, l&#8217;Allemagne m&#8217;échappe bien qu&#8217;elle participe à l&#8217;image. Toute œuvre en général propose un autre lieu, accomplit une sorte transcendance. Je transcende l&#8217;histoire du lieu pour en faire exister un autre : je fabrique cette image, et cette image peut elle-même fabriquer un autre lieu pour vous.<br />
Avec Iceberg, ce qui a été important au départ, c&#8217;est la motivation du déplacement, la rencontre avec le site, et ensuite la rencontre esthétique avec le lieu, avec le blanc et la brume. Puis l&#8217;idée de « sous-jacence » est apparue, l&#8217;idée qu&#8217;il y a quelque chose en dessous, qui peut engendrer un vrai trouble, un vrai questionnement. C&#8217;est récurrent dans mon travail : il y a toujours une zone de trouble, d&#8217;inquiétude, et un paysage situé en dessous du paysage visible, un autre paysage qui n&#8217;est pas donné dans un premier regard.</p>
<p><strong>On sent sa présence en effet, mais le plus souvent il est invisible dans vos images. Dans la plupart d&#8217;entre elles, le regard est confronté à un obstacle qu&#8217;il aimerait franchir, comme la glace (Iceberg) ou les branchages (Zone), pour aller au-delà de ce que l&#8217;on voit au premier plan ou au premier regard. N&#8217;est-ce pas lié à l&#8217;idée de traumatisme, à l&#8217;idée qu&#8217;un événement est advenu, qui reste mystérieux, caché, et qui demande à être élucidé ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, j&#8217;aime qu&#8217;il y ait différents niveaux de lecture, ou plutôt différents temps, des strates. Dans un premier temps, nous pouvons rencontrer l&#8217;image sur son plan esthétique, sensible, au niveau de sa surface de couleur, de sa composition, de ses formes, etc. ; dans un second temps nous pouvons nous demander : « Que se passe-t-il dans cette image, comment est-elle faite ? Finalement, que suis-je en train de regarder ? », et commencer à lire certains mystères, découvrir parfois un certain effroi, des inquiétudes.</p>
<p><strong>Faire l&#8217;image. Comment faites-vous donc vos images ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Il y a une direction, une ligne, toujours la même chez moi, qui suscite des désirs de déplacement, de rencontre avec des lieux. Au commencement, il n&#8217;y a quasiment que cela : le désir d&#8217;une esthétique et d&#8217;un lieu qui fait sens. Après, les choses s&#8217;élaborent : au moment de la rencontre avec le site, au moment de la prise de vue, mais aussi lorsque je fais la sélection, quand je décide des formats. Les choses prennent forme et se construisent au fur et à mesure.</p>
<p><strong>Par exemple, pourriez-vous expliquer comment vous avez fait Iceberg ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. De manière générale, je n&#8217;ai pas de règle, pas de protocole particulier. Une image peut se faire très vite, cela peut être lent, mais par lent je ne veux pas dire laborieux. Avec Iceberg, ce qui était bien, c&#8217;était la brume. Comme quand vous vous promenez en campagne ou en forêt et que les choses apparaissent très lentement. Ou comme la nuit, quand il faut que le regard s&#8217;habitude à l&#8217;obscurité pour définir les formes. Il fallait ce temps-là pour cette image-là. J&#8217;ai marché longtemps sans faire d&#8217;images, puis j&#8217;en ai fait une, puis je suis allé ailleurs, puis je suis revenu et j&#8217;en ai refaits, peu, toujours très peu – je fais peu de clichés en général. Là, le temps de la prise de vue fut assez long. Je suis revenu deux fois sur le site pour en tirer cette image.</p>
<p><strong>À mesure que vous revenez et que vous prenez les images, l&#8217;identité du lieu se dégage-t-elle ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, elle s&#8217;affine, mais ce n&#8217;est pas pour autant que ce sont les dernières images que j&#8217;ai faites que je garde. En l&#8217;occurrence, pour Iceberg, ce sont les premières. Car il arrive qu&#8217;une émotion première soit meilleure, qu&#8217;il y ait sur le moment une évidence, une espèce d&#8217;apparition, et quand on essaye ensuite de refabriquer une émotion, peut-être qu&#8217;on la pervertit et que quelque chose s&#8217;abîme. Mais faire ces images dont on ne se sert pas peut en revanche être très utile pour la pensée, pour la concrétisation du travail final, cela participe du travail.</p>
<p><strong>Ces images « inutiles » vous permettent de réaliser que la vérité de l&#8217;image est bien dans celle que vous avez retenue ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, et de savoir qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;alternative, qu&#8217;elle seule peut exister. Et c&#8217;est la même chose pour le format. C&#8217;est en fonction de ce qu&#8217;il y à l&#8217;intérieur de l&#8217;image, de l&#8217;émotion désirée, que le format va se fabriquer, se penser. Et une fois que c&#8217;est décidé, je ne change plus. L&#8217;image a besoin de cette surface-ci et pas d&#8217;une autre pour être pleine, pour se donner vraiment.</p>
<p><strong>Le petit format que vous adoptez pour trois des images de la série Iceberg est-il une manière d&#8217;embrasser le lieu et de lui donner son unité et son identité ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Non, c&#8217;est plutôt une affaire de rapport, de juste distance avec l&#8217;architecture-sculpture qui se donne à voir. C&#8217;est une histoire d&#8217;espace, de dimension intérieure de l&#8217;image. C&#8217;est là-dessus que se joue le choix des formats.</p>
<p><strong>Retouchez-vous vos images ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Jamais : aucune retouche sur aucune image, et je travaille sur un support argentique des plus classiques.</p>
<p><strong>L&#8217;architecture-sculpture<br />
Qu&#8217;entendez-vous par « architecture-sculpture » ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Mes images se concentrent sur un objet, sur des monolithes qui manifestent le geste par lequel l&#8217;homme marque un espace à un moment donné. Parfois ces objets deviennent presque des formes abstraites, comme ici Iceberg ou encore Immer Da, parfois ce sont des formes révélant l&#8217;exercice d&#8217;un pouvoir, que j&#8217;envisage comme des masses. Chaque fois que j&#8217;aborde l&#8217;architecture, je l&#8217;aborde comme une sculpture, sans oublier, bien entendu, la raison de son existence et la nature de ses fonctions.</p>
<p><strong>Dans quelle mesure vos images sont-elles des photographies d&#8217;architecture ? Les constructions qu&#8217;on y voit sont représentatives d&#8217;un style, d&#8217;une époque, et en même temps, c&#8217;est d&#8217;abord le lieu dans lequel sont inscrites ces édifices qui semble primer. Une pure photographie d&#8217;architecture aurait été plus informative…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. L&#8217;architecture est un support pour le regard. Je fabrique avec elle mais je ne parle pas spécifiquement d&#8217;elle. Il y a un espace et un objet qui fait sens : la combinaison des deux fabrique le lieu de l&#8217;image. Donc je ne parle pas d&#8217;architecture, mais je me sers d&#8217;elle. De la même manière que je ne parle pas d&#8217;une histoire, géopolitique ou autre, mais de l&#8217;Histoire. Si je photographie une base militaire en Estonie, ce n&#8217;est pas pour parler de la présence soviétique à un moment précis en Estonie, mais plutôt de la manifestation d&#8217;un certain pouvoir à certain un moment, afin que l&#8217;image s&#8217;ouvre.</p>
<p><strong>L&#8217;intention n&#8217;est donc pas documentaire.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Jamais.</p>
<p><strong>Le document serait plutôt pour vous une matière dont vous vous servez pour autre chose </strong>?<br />
Guillaume Lemarchal. L&#8217;idée de matière est très juste, le document est une matière à travailler pour faire exister la photographie désirée.</p>
<p><strong>Du paysage à sa perturbation</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Nous venons de parler de l&#8217;architecture-sculpture qui fabrique le lieu, mais parfois, c&#8217;est l&#8217;objet qui devient lui-même un paysage. Ainsi dans Immersion. Cette image a des similitudes avec Insula, sur l&#8217;idée d&#8217;une forme qui devient paysage. On trouve aussi l&#8217;idée de sous-jacence, de paysage en dessous, d&#8217;autant que le ciel est ici renversé, le dessous est englobé par le haut.</p>
<p><a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/immersion-iii-80x100-cm-2008-2/" rel="attachment wp-att-248"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Immersion-III-80X100-cm-20081-400x316.jpg" alt="" title="Immersion-III---80X100-cm---2008" width="400" height="316" class="alignleft size-medium wp-image-248" /></a><strong>Cette image perturbe le regard, on a le sentiment d&#8217;être perdu, que les repères spatiaux sont bouleversés</strong>.<br />
Guillaume Lemarchal. C&#8217;est aussi à cause de l&#8217;abstraction du paysage et du fait que, dans cette image le paysage est double : il y a celui de l&#8217;arrière-plan, qui est le paysage classique, celui qu&#8217;on connaît – des arbres, de l&#8217;eau, peut-être une architecture industrielle sur le fond – mais le vrai paysage de l&#8217;image est au centre, c&#8217;est un paysage abstrait, composé de formes (une carcasse de bateau attaquée par la rouille) qui, par leur réflexion dans l&#8217;«eau-ciel», fabriquent un objet double.</p>
<p><strong>On a là un lieu très complexe : deux lignes d&#8217;horizon, l&#8217;inversion du ciel et de l&#8217;eau, on ne sait plus où est le haut et le bas, on a l&#8217;impression que les repères spatiaux sont abolis, que cet objet double est suspendu dans l&#8217;eau ou dans l&#8217;air…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Cette déstabilisation réapparaît dans d&#8217;autres photographies avec les questions d&#8217;échelle, quand nous ne savons plus quelle échelle a l&#8217;objet, s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vue prise en hauteur ou non. Sommes-nous loin ? Sommes-nous proches ? Tout cela, on ne le sait plus, et cela participe de la mise à distance, essentielle pour moi, qui permet de faire exister l&#8217;œuvre, de la porter dans un ailleurs.</p>
<p><strong>Liez-vous cette déstabilisation à l&#8217;idée de traumatisme ? Un lieu où l&#8217;on ne peut plus se repérer, n&#8217;est-ce pas un lieu traumatisant ? Il y aurait chez vous une sorte de topographie du traumatisme</strong>.<br />
Guillaume Lemarchal. Oui, c&#8217;est très vrai. Mais selon moi, le traumatisme est moteur. Et ce que je propose à ces lieux, malgré les traumatismes, c&#8217;est un instant de beauté qui leur donne leur place ailleurs que dans la mort.</p>
<p><strong>Ces lieux sont en effet hantés par la mort, que suggère l&#8217;absence de toute figure humaine. Mais ces architectures-sculptures qui émergent ne sont-elles pas justement le mouvement de la vie ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Absolument. Cela me fait penser à votre question d&#8217;hier sur la verticalité, qui rejoint celle de l&#8217;édifice et de la position. La verticalité, c&#8217;est la vie, c&#8217;est le signe d&#8217;une dynamique, d&#8217;une fulgurance. Car je suis dans la vie, je parle beaucoup d&#8217;elle. C&#8217;est comme parler de l&#8217;homme en son absence : en parlant de la mort, on évoque la vie. Lorsque je suis en face de ces vues, je me sens extrêmement vivant, cela suscite chez moi une émotion particulière, un désir esthétique, l&#8217;amour du lieu malgré sa douleur, ou plutôt malgré l&#8217;horreur représentée. La photographie donne à voir des émotions.</p>
<p><strong>L&#8217;ambiguïté entre la présence de la mort et le goût de la vie constitue le paradoxe de la mélancolie. C&#8217;est une tonalité très présente dans vos images : l&#8217;abandon du monde et la jouissance du spectacle cet abandon, la déploration d&#8217;un vide et la jouissance de la beauté de ce vide qui incite à sa contemplation.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Le plus dur, c&#8217;est d&#8217;avoir la bonne distance. C&#8217;est pour cela que, souvent, je décontextualise les lieux et que je crée des pertes de référence. Sans quoi, je serais dans un constat pur et plat, sans intérêt, jouant du pathos. C&#8217;est un registre qui ne m&#8217;intéresse pas. Je pourrais d&#8217;autant plus dégringoler dans ce travers-là que les lieux que je photographie sont très lourds. Ici nous sommes bien plus dans l&#8217;instant juste avant le pas de trop, pour reprendre les mots de Michèle Chomette. Nous sommes dans un intervalle, face au « prêt-à-rompre ». Vivre, c&#8217;est se tenir debout dans cette tension.</p>
<p><a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/salon-de-musique-80x100-cm-2008/" rel="attachment wp-att-251"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Salon-de-musique-80x100-cm-2008--400x315.jpg" alt="" title="Salon-de-musique---80x100-cm---2008-" width="400" height="315" class="alignleft size-medium wp-image-251" /></a><strong>Politique et poétique du lieu<br />
Pour revenir à la verticalité, elle se construit différemment dans vos images : elle peut provenir d&#8217;un accident, comme dans Salon de musique, d&#8217;une volonté de bâtir par ajout de matière, comme dans Édifice Montagne blanche, ou encore, comme dans Ressac, d&#8217;une soustraction, d&#8217;un évidement.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui. Cette image, Ressac, est un peu ancienne (2004) ; à l&#8217;époque, je n&#8217;avais pas encore découvert la neige. J&#8217;aimais l&#8217;idée de l&#8217;impression de la mémoire dans le paysage et d&#8217;une archéologie, et à cet endroit c&#8217;est comme si un rouleau de mer était passé, avait tout avalé, et mettait à jour quelque chose, comme une marée haute, puis basse, qui aurait repoussé le paysage et l&#8217;aurait creusé en même temps, faisant surgir un fond qui porterait quelque chose. C&#8217;est pourquoi cette pièce s&#8217;appelle Ressac. Si l&#8217;on regarde la progression de mon travail, je suis parti ensuite en Estonie pour cette même idée de la présence d&#8217;un pouvoir politique particulier à une époque particulière, qui a fermé des lieux, des sites, les a rendus secrets, interdits au monde, et qui soudain s&#8217;en est allé en laissant tout ouvert, et en permettant au monde de porter un regard sur ce qui avait été submergé à un moment donné. La vague s&#8217;en va, et à cet instant tout est à nu, tout se donne à voir. C&#8217;est aussi ce qui a suscité mon désir d&#8217;aller à l&#8217;Est après.<a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/ressac-33x50-cm-2004/" rel="attachment wp-att-252"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Ressac-33x50-cm-2004--200x134.jpg" alt="" title="Ressac---33x50-cm---2004-" width="200" height="134" class="alignright size-thumbnail wp-image-252" /></a></p>
<p><strong>Après la chute du Mur aussi…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, parce qu&#8217;avant c&#8217;était submergé.</p>
<p><strong>Était-ce un travail politique ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Je ne crois pas. Enfin si, en un sens, mais je ne cherche pas à positionner des valeurs, il n&#8217;y a pas de critique politique ni de jugement, ce ne sont pas des images accusatrices. Et elles ne sont pas de l&#8217;ordre du simple constat non plus. Si c&#8217;était le cas, ce serait stérile. Le mystère est total, je n&#8217;élucide rien, je n&#8217;en ai pas envie. Je veux qu&#8217;on soit devant une question, mais je n&#8217;apporte pas de réponse. Je n&#8217;ai pas envie d&#8217;endosser ce rôle-là. Je propose des espaces poétiques de respiration, de beauté, de trouble, de pensée, et de dialogue autour d&#8217;une matière visuelle. Mes images sont des ouvertures, des propositions pour éprouver la vie. Elles touchent peut-être plus au métaphysique qu&#8217;au strict politique.</p>
<p><strong>Mais le choix d&#8217;un territoire aux frontières de l&#8217;Europe, marqué par un certain type de régime n&#8217;est pas tout à fait anodin. Vos images ne sont pas de pures évocations poétiques, et en ce sens elles ne sont pas totalement décontextualisées, ce ne sont pas des abstractions. Donc ni du reportage ni de l&#8217;esthétisation pure qui rendrait le lieu contingent. Ici le lieu est considéré aussi avec sa particularité historique, sans que cela réduise vos photographies à des images de type documentaire ou informative.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, je suis toujours sur ce fil-là, c&#8217;est avec cette tension-là que je travaille, c&#8217;est à cet endroit-là que j&#8217;ai envie d&#8217;être dans le monde. Je fais avec le monde qui m&#8217;entoure, même si je fais des kilomètres pour aller le chercher.</p>
<p><strong>De la blancheur<br />
Il y a deux éléments très présents dans vos images : la blancheur et la matière.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Pour ce qui est de la blancheur, beaucoup de choses sont nées de la brume. Dans Insula, j&#8217;ai fabriqué une île, un lieu isolé baigné d&#8217;eau et de brume, d&#8217;où le ciel avait disparu. Et quand j&#8217;ai découvert le lieu d&#8217;Iceberg avec la glace et le recouvrement, je me suis rendu compte que ce serait pareil avec la neige. Je me disais autrefois qu&#8217;elle allait effacer les choses, et j&#8217;avais envie de me confronter à cet effacement, mais en fait ce fut l&#8217;inverse : j&#8217;ai découvert que la neige, le blanc, au lieu d&#8217;effacer, révélaient les formes en les isolant. Ils les baignaient dans un éclat de lumière tout particulier qui favorisait la concentration du regard sur un point. Et dans l&#8217;île, que ce soit dans Insula ou dans Édifice Montagne blanche, on retrouve cette idée de concentration sur point, et c&#8217;est ce que je cherche dans des terres blanches et des ciels blancs.</p>
<p><strong>Le pouvoir révélateur de la blancheur…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, d&#8217;où souvent cet éclat du blanc dans mes images : même s&#8217;il est parfois plus terne, son pouvoir révélateur est certain. Ce blanc impose aussi un trouble, qui se situerait entre le silence feutré et le cri, ou un déchirement très aigu. Mes images sont souvent dans cet entre-deux, comme si quelque chose voulait se dire mais était retenu. Le blanc condense tout, favorise aussi l&#8217;isolement et la concentration du sujet sur lui-même, et produit en même temps un rayonnement dans l&#8217;espace du cadre.</p>
<p><strong>Le blanc écrase et ouvre à la fois…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, il a une double fonction qui correspond à la juste distance à l&#8217;objet, à l&#8217;histoire, à l&#8217;émotion, et c&#8217;est pour cela que le travail de tirage est important : un technicien réceptif et sensible va essayer d&#8217;être au plus juste de la couleur, des densités.</p>
<p><strong>De la matière à l&#8217;édifice<br />
Venons-en à la matière : elle est aussi très présente au sens propre dans vos images, sous la forme de matériaux – sel, sable, neige – présentés de façon brute et semblant désigner quelque chose d&#8217;archaïque, d&#8217;avant l&#8217;élaboration d&#8217;une forme ou d&#8217;un édifice.</strong><br />
<a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/edifice-montagne-blanche-80x100cm-2005/" rel="attachment wp-att-255"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Edifice-montagne-blanche-80x100cm-2005--400x317.jpg" alt="" title="Edifice, montagne blanche-80x100cm-2005" width="400" height="317" class="alignleft size-medium wp-image-255" /></a>Guillaume Lemarchal. Bien que ce soit très juste, je n&#8217;ai pas pensé à cela en faisant Édifice montagne blanche. Dans l&#8217;élaboration de cette image, c&#8217;est le rapport visuel qui m&#8217;importait, le mélange entre le naturel et le construit, rappelé par le titre, et la montagne qui met en balance les deux. Le sel était important pour moi à deux titres : pour des raisons esthétiques, à cause de sa blancheur et de la lumière éclatante qu&#8217;il faisait surgir, et parce qu&#8217;il définit un univers stérile : le sel tue tout, plus rien ne poussera à cet endroit-là.</p>
<p><strong>Cette image décrit un mouvement de construction plus qu&#8217;un édifice abouti : d&#8217;abord un sol aride, puis quelques amas un peu compacts et plus loin les premiers édifices plus complexes, enfin la montagne. Il y a une progression dans l&#8217;édification, mais elle s&#8217;arrête, comme dans les piles de pont : le mouvement va dans une certaine direction, puis s&#8217;arrête, se brise, comme si on ne pouvait pas aller jusqu&#8217;au bout de l&#8217;édification…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Vous pensez à une espèce de vanité ?</p>
<p><strong>Oui, à la fois parce que le mouvement ne semble pas pouvoir s&#8217;achever, et qu&#8217;il semble n&#8217;avoir finalement aucun sens</strong>…<br />
Guillaume Lemarchal. Oui, cela n&#8217;a sans doute pas de sens. Les objets de mes images sont, pour beaucoup, dans l&#8217;absurde.</p>
<p><strong>On distingue toutefois ici des traces, signes d&#8217;une présence passée, d&#8217;une activité</strong>.<br />
Guillaume Lemarchal. C&#8217;est récurrent dans mes images. Il y a des traces, des marques, des stigmates. C&#8217;est l&#8217;omniprésence de l&#8217;humain dans l&#8217;absence de figures. Je n&#8217;ai pas besoin de figures pour parler de l&#8217;homme. Je préfère en parler par son absence.</p>
<p><strong>La catastrophe<br />
Cette absence est-elle liée à la catastrophe que vos images invitent souvent à imaginer ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Il y a en effet le sentiment d&#8217;une catastrophe. Si la catastrophe est présente dans mon travail, c&#8217;est parce qu&#8217;elle a quelque chose d&#8217;insaisissable, c&#8217;est une fulgurance. Le cas le plus évident, c&#8217;est Zone I et Zone II : je me trouve à Prypiat, à côté de Tchernobyl, ce lieu est absolument époustouflant parce que je ne comprends pas ce qui s&#8217;y joue.<br />
C&#8217;est comme s&#8217;il y avait un ennemi et que je ne pouvais pas le toucher, il semble encore là alors que j&#8217;avais l&#8217;impression qu&#8217;il n&#8217;y était plus, c&#8217;est absolument insaisissable et c&#8217;est saisissant, et c&#8217;est ce jeu-là, entre insaisissable et saisissant, qui évoque la catastrophe, l&#8217;accident, ainsi que le sublime. Je n&#8217;ai eu que trois heures et demie pour faire cette image, car une autorisation est nécessaire pour entrer dans cette zone.<br />
La mise à distance avec l&#8217;émotion est ici essentielle mais très difficile, car vous êtes en quelque sorte en face de la mort. Vous sentez que vous êtes au cœur d&#8217;un drame humain mondial, que vous touchez à l&#8217;universalité de l&#8217;horreur.<br />
On revient à l&#8217;idée d&#8217;un saisissement insaisissable, et pourtant s&#8217;impose cette absolue nécessité de saisir, de faire avec l&#8217;insaisissable. Tout est exacerbé, c&#8217;est un dialogue entre la vie et la mort, une tempête, un semblant de chaos. Ici l&#8217;absence participe à la manifestation de la catastrophe.</p>
<p><a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/attachment/zone-ii-80x100-cm-2008/" rel="attachment wp-att-256"><img src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Zone-II-80x100-cm-2008--400x320.jpg" alt="" title="Zone-II---80x100-cm---2008-" width="400" height="320" class="alignleft size-medium wp-image-256" /></a><strong>La catastrophe est à la fois ce qui fait l&#8217;histoire, ce qui l&#8217;anime, et en même temps ce qui la suspend un peu…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Je ne suis pas sûr que cette suspension soit le seul fait de la catastrophe, bien que la catastrophe suspende, qu&#8217;elle induise un arrêt momentané, une pause : je pense plutôt que c&#8217;est le fait de l&#8217;image. La catastrophe a lieu, puis le temps passe. Se produira ensuite un recouvrement ou un effacement, mais il y aura toujours une trace de la catastrophe, que l&#8217;archéologie révélera. Le mouvement est permanent. Cet endroit-là vit, même si ce mouvement s&#8217;arrête dans l&#8217;image. Les nuages passent, la lumière change, ces arbres vont avoir des feuilles.</p>
<p><strong>On a du mal à l&#8217;imaginer…</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Parce que je soustrais cet endroit à son temps propre. C&#8217;est l&#8217;instant photographique qui suspend, qui va arrêter complètement le mouvement pour proposer ce temps-là, cet instant qui est l&#8217;instant juste pour porter l&#8217;émotion que je veux partager. À la différence du piano de Salon de musique : ici, la catastrophe est palpable, parce qu&#8217;elle a un référent sensible et humain sur lequel le regard se concentre, et qui porte toute une civilisation, toute une humanité à laquelle on s&#8217;identifie très facilement. Mais je cherche à dire les mêmes choses dans mes images : un moment de saisissement, et dans le saisissement, il y a un arrêt.</p>
<p><strong>Le temps de l&#8217;image, le temps du regard<br />
Est-ce vous qui avez choisi le titre de votre livre, Paysage de l&#8217;après ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, parce que c&#8217;est un sentiment fort que j&#8217;éprouve, et aussi parce que je choisis d&#8217;arriver toujours après pour faire mes photos : après l&#8217;événement qui a eu lieu et qui a constitué le site. Je suis là à ce moment.</p>
<p><strong>Cette position dans l&#8217;après va à l&#8217;encontre du reportage, du « j&#8217;y étais ». L&#8217;idée qu&#8217;on puisse être présent à l&#8217;événement par l&#8217;image vous semble-t-elle impossible, pas pertinente, serait-ce une illusion ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Non, pas du tout, je manifeste moi aussi la présence même s&#8217;il n&#8217;y a personne. Seulement ce n&#8217;est pas la même présence, je n&#8217;ai pas les mêmes choses à dire que les reporters, nous n&#8217;avons pas la même optique. Sans témoigner du présent, je parle du présent. Mes images sont dans la présence et manifestent ma présence, ou encore votre présence à partir du moment où vous entrez dans un dialogue avec l&#8217;image et que vous êtes dans l&#8217;activation d&#8217;une pensée.<br />
C&#8217;est ça la présence de l&#8217;instant, l&#8217;« ici-et-maintenant ». En regardant une image documentaire, vous vous dites : « Il s&#8217;est passé telle chose », « à ce moment-ci cette femme est dans une profonde douleur. » À mon sens, vous êtes moins dans le présent avec le photojournalisme qu&#8217;avec mes images. Ou vous n&#8217;êtes pas dans le même présent.</p>
<p><strong>De même qu&#8217;on perd ses repères spatiaux, on perd aussi ses repères temporels dans vos images : leur temps est lié à l&#8217;histoire sans la suivre tout à fait, on est dans le maintenant de l&#8217;après, et l&#8217;on discerne mal les perspectives à venir. L&#8217;expérience temporelle devant vos images est perturbée, comme celle de l&#8217;espa</strong>ce.<br />
Guillaume Lemarchal. Il le faut, car c&#8217;est là aussi que réside l&#8217;énigme. Il faut du mystère, du moins dans mon travail. Je travaille avec lui comme avec des zones d&#8217;ombre, des zones pas vraiment élucidées, qu&#8217;on a du mal à comprendre. C&#8217;est important que des choses nous échappent, même dans l&#8217;acte créateur. Tout contrôler m&#8217;agace, c&#8217;est illusoire, et cela éteint tout, cela ferme l&#8217;image.<br />
Mais le temps de mes images est peut-être celui du silence et de la réflexion. L&#8217;œuvre est hors temps, elle a son propre temps, qui n&#8217;appartient qu&#8217;à elle, et il y a le temps qu&#8217;on vit avec elle. C&#8217;est pour cela qu&#8217;il est intéressant que la temporalité du site ne soit pas vraiment là : cela permet d&#8217;être libre avec l&#8217;œuvre.</p>
<p><strong>Dialoguer avec l&#8217;image<br />
Et de revenir à l&#8217;image, de ne pas l&#8217;épuiser, de dialoguer avec elle ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, dès l&#8217;instant qu&#8217;on la questionne, qu&#8217;elle nous questionne. Beaucoup de choses s&#8217;engagent, se racontent, s&#8217;échangent avec elle, c&#8217;est un vrai partage.</p>
<p><strong>Mais comment s&#8217;élabore ce dialogue ?</strong><br />
Guillaume Lemarchal. En plusieurs moments. Il s&#8217;instaure surtout après, quand l&#8217;artiste s&#8217;est dépossédé de l&#8217;œuvre, quand elle est au mur. Mais l&#8217;analyse ne m&#8217;appartient plus trop, c&#8217;est un dialogue entre le regardeur et l&#8217;œuvre. C&#8217;est à lui de faire l&#8217;analyse quand il voit une image ou l&#8217;ensemble du travail. Pour ma part, je préfère donner des indications de lecture, c&#8217;est bien suffisant, comme les titres. Si je donnais une analyse trop serrée de mon travail, je l&#8217;enfermerais et je le couperais de la dimension poétique que je juge essentielle à mon approche.</p>
<p><strong>Pour que ce dialogue soit possible, encore faut-il que vous trouviez la bonne distance à ce que vous photographiez.</strong><br />
Guillaume Lemarchal. En effet, on est toujours dans un dialogue avec l&#8217;image ou avec le site, mais sur le mode d&#8217;une bonne distance : dans de l&#8217;histoire mais pas dans le constat, dans de la poétique mais pas dans de l&#8217;esthétique pure ou exclusive. C&#8217;est ce qui fait qu&#8217;il n&#8217;y a pas une seule et unique réponse et que chacun fait avec sa propre histoire.<br />
Cette bonne distance permet de s&#8217;approprier les lieux et d&#8217;y vivre nos propres histoires. Si je collais à la réalité, au concret des situations des conflits politiques et de la cruauté de l&#8217;histoire, si j&#8217;étais trop face au traumatisme, alors sans ce travail de mise à distance, je ne laisserais aucune chance au spectateur d&#8217;avoir cette distance-là, et l&#8217;image n&#8217;existerait pas. Je propose des échappées, des espaces permettant de s&#8217;approprier les lieux.<br />
Et justement l&#8217;image vous positionne, elle vous demande de vous positionner. Elle est dans la présence ; elle exige de vous la présence. Si vous avez la conscience de votre présence, ou si elle est mise en question, l&#8217;idée d&#8217;un positionnement se met en place. Et même moi, elle me demande de me positionner quand je veux la faire. Et elle me fait dire ma présence.</p>
<p><strong>C&#8217;est le rapport que vous avez à l&#8217;existence ?<br />
</strong><br />
Guillaume Lemarchal. Oui, et qui est essentiel dans mon travail, car les deux sont liés. La question fondamentale, c&#8217;est comment être au monde, comment fabriquer avec lui.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/press/le-lieu-et-le-traumatisme/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paysages exfiltrés, 2004-2008. Communiqué de presse</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres-2004-2008/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres-2004-2008/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 17:20:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Press]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=189</guid>
		<description><![CDATA[Guillaume Lemarchal Paysages exfiltrés, 2004-2008 06 nov.-17 janv. 2009 Vernissage le 05 nov. 2008 Paris 3e. Galerie Michèle Chomette Les photographies de Guillaume Lemarchal fixent des territoires désertés, souvent des pays de l&#8217;est, où restent incrustés des bâtiments évidés de &#8230; <a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres-2004-2008/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Guillaume Lemarchal<br />
Paysages exfiltrés, 2004-2008<br />
06 nov.-17 janv. 2009<br />
Vernissage le 05 nov. 2008<br />
Paris 3e. Galerie Michèle Chomette</p>
<p>Les photographies de Guillaume Lemarchal fixent des territoires désertés, souvent des pays de l&#8217;est, où restent incrustés des bâtiments évidés de toute fonction. Chargés d&#8217;une chape de silence, ses paysages jouent comme des architectures de l&#8217;espace et du vide.</p>
<p><strong>Communiqué de presse (Mois de la photo 2008)</strong><br />
Guillaume Lemarchal<br />
Paysages exfiltrés, 2004-2008</p>
<p>Voici l&#8217;exposition personnelle d&#8217;un jeune artiste français, né en 1974 et représenté en exclusivité par la galerie depuis 2006, qui démontre une subtile et puissante capacité à renouveler la photographie dite &laquo;&nbsp;de paysage&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Il mène des expéditions éclair, plutôt dans les pays de l&#8217;est et de préférence quand les terres sont scellés par la blancheur hivernale, pour se saisir d&#8217;images de sites bloqués sur des activités secrètes, puis désertées, de brèches hors temps, dans les contrées européennes marquées par l&#8217;ombre réfrigérante de l&#8217;ancienne URSS, comme autant de questions suspendues : où; quoi, quand ?</p>
<p>Ces territoires en apnée, où restent incrustés sous forme d&#8217;objets sculpturaux des bâtiments évidés de toute fonction, sont chargés d&#8217;une chape de silence, d&#8217;une étrangeté sourde que sa photographie rapporte et tente de décoder.</p>
<p>Son langage est d&#8217;abord esthétique mais jamais innocent, car un emploi savant de la visée, du cadrage, de la distance, des plans, des champs, et de couleurs froides, rend à ces lieux leur vocation d&#8217;ordre, de pouvoir, de rigueur, et simultanément les en épuise, les débriefe jusqu&#8217;à la corde, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils aient tout avoué de leur destinée fantôme.</p>
<p>Ses images figent des renoncements, juste avant le pas de trop, celui qui fait passer brutalement de la beauté à la mort, de la vie l&#8217;absence.</p>
<p>Face à des paysages exfiltrés, porteurs d&#8217;une trouble ambiguïté, d&#8217;autres, antérieurs et plus près de chez nous, en France, annonçaient déjà la prédilection de Guillaume Lemarchal pour des états de veille visuelle et mentale qui relèvent du battement de l&#8217;obturateur : ouvert / fermé, exprimer / taire, avant / après. </p>
<p>Ses paysages jouent comme des architectures de l&#8217;espace et du vide. </p>
<p>Un relevé de terrain, qu&#8217;il soit de sable, de sel, de cendres, s&#8217;étale ou s&#8217;enroule, façonne une mémoire que n&#8217;active aucun personnage, une mémoire en attente, sans que l&#8217;on sache de quoi.</p>
<p>Ses architectures jouent comme sculptures, là encore, de l&#8217;espace et du vide, avec une arrogance frontale que corrige la finesse un peu tremblée de détails, comme les traces d&#8217;usure ou les interférences végétales. </p>
<p>L&#8217;eau, qu&#8217;il s&#8217;agisse de l&#8217;Atlantique, de la Baltique, d&#8217;une simple retenue, ou qu&#8217;elle soit en suspension dans l&#8217;air brumeux, est une matière photographique noble, un glacis coloré mais évanescent qui révèle et cache à la fois.</p>
<p>Les ciels particpent sans plus de l&#8217;ambiance délétère, ou alors leur absence blafarde vient entériner la désolation sèche des sites jusqu&#8217;à la corruption de l&#8217;idée même de nature, d&#8217;habitat, de production, de survie. </p>
<p>La poésie est là, mais comme l&#8217;écrit l&#8217;artiste, l&#8217;effroi n&#8217;est pas loin, et cet autre battement vient habiter les images d&#8217;une respiration humaine, avec parfois l&#8217;esquisse d&#8217;une tendresse pour ce qui a été, ou sera, de ces lieux de déni.</p>
<p>Michèle Chomette</p>
<p>Vernissage<br />
Mercredi 5 novembre. 17h-21h. 2008</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres-2004-2008/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Paris-art nov. 2008 &#8211; &#171;&#160;Paysages exfiltrés&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 13:56:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Press]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=151</guid>
		<description><![CDATA[Guillaume Lemarchal Paysages exfiltrés, 2004-2008 06 nov.-17 janv. 2009 Paris 3e. Galerie Michèle Chomette Publié par parisArt Ecrit par Étienne Helmer Dans ses Paysages exfiltrés, Guillaume Lemarchal sonde le mystère de la présence au monde: le trouble que suscitent les &#8230; <a href="http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Guillaume Lemarchal<br />
Paysages exfiltrés, 2004-2008<br />
06 nov.-17 janv. 2009<br />
Paris 3e. Galerie Michèle Chomette<br />
Publié par parisArt<br />
Ecrit par Étienne Helmer</strong></p>
<p>Dans ses Paysages exfiltrés, Guillaume Lemarchal sonde le mystère de la présence au monde: le trouble que suscitent les images n&#8217;offrant que le spectacle de l&#8217;absence, de cette absence née de l&#8217;abandon, de la débâcle&#8230;</p>
<p>Quoi de plus troublant qu&#8217;une image n&#8217;offrant que le spectacle de l&#8217;absence ? Mais il y a plus troublant encore : c&#8217;est l&#8217;absence née de l&#8217;abandon, de la débâcle, l&#8217;absence qui est la trace d&#8217;une présence d&#8217;autant plus prégnante qu&#8217;elle est invisible. Tels sont les Paysages exfiltrés du récent lauréat du prix de la Fondation HSBC, Guillaume Lemarchal, présentés à la galerie Michèle Chomette à l&#8217;occasion du Mois de la Photo à Paris.</p>
<p>Zones urbaines abandonnées ou sites industriels désaffectés, ce sont presque toujours des vestiges architecturaux ou des traces de l&#8217;activité humaine dans des sites naturels qui déploient sous nos yeux leurs vastes solitudes. Immeubles vides et gris, allées désertes bordées d&#8217;arbres nus : avec cette ville d&#8217;Ukraine évacuée lors de l&#8217;accident nucléaire de Tchernobyl, un monde d&#8217;hier semble resurgir d&#8217;un passé très lointain (Zone I).</p>
<p>Dans ce qui y fut l&#8217;école de musique, un piano éventré et couché suite au pourrissement de ses pieds gît, surréel, comme le cadavre d&#8217;un pachyderme préhistorique (Salon de musique I). Certaines photographies sont plus ambiguës, comme la pile de pont de la série Iceberg : difficile de savoir si sa construction est en cours ou si elle a été arrêtée. Sa structure se dresse dans un temps suspendu entre la vie et la mort.</p>
<p>Ces images semblent s&#8217;inscrire dans une sorte de projet archéologique, non au sens d&#8217;une démarche historique, comme s&#8217;il s&#8217;agissait de témoigner et de comprendre le mouvement de l&#8217;Histoire, mais au sens étymologique : remonter aux fondements de l&#8217;être, au mystère de la présence du monde, de la présence au monde. Car c&#8217;est quand tout se dérobe que surgit l&#8217;être-là dans sa brutalité fragile.</p>
<p>C&#8217;est en ce sens aussi que l&#8217;on peut comprendre, avec une résonance sans doute plus psychologique, la stratification à la fois horizontale et verticale à laquelle obéissent plusieurs images. Verticale : au premier plan, des arbres font souvent obstacle – mais jamais totalement &#8211; au bâtiment situé derrière eux, qu&#8217;ils dissimulent partiellement tout en attisant le désir de le voir. Quand la stratification est horizontale, elle joue de la dialectique de la surface et de la profondeur, comme dans Iceberg I (2006-2008) : la couche de glace dont n&#8217;émerge que cette pile de pont invite à sonder ce qui est enfoui dans les profondeurs des eaux froides. Cette stratification peut aussi laisser apparaître des couches superposées de terrains qui ont été creusés. Dans Atlantique n°2 (2005-2008) les traces de pneus sur le sable exploité et les arbres en surface forment deux niveaux entre lesquels le regard ne cesse d&#8217;osciller : le creux vers le bas, les arbres vers le haut, deux mouvements contraires mais qui paraissent se nourrir l&#8217;un l&#8217;autre, comme si les arbres s&#8217;édifiaient sur ce manque béant. Dans les salins de Giraud (Edifice Montagne Blanche, 2005), le sel est simultanément absent et présent, à la fois matière première exploitée et résidu condensé en monticules abandonnés.</p>
<p>Cette coprésence du vide et du plein, du manque et de la présence, apparaît aussi dans Immersion III (2008) : une continuité presque sans faille unit le ciel se reflétant dans l&#8217;eau et l&#8217;eau elle-même, comme si le vide du ciel prenait corps dans la plénitude de la surface aquatique. Les déchets métalliques émergeant à moitié semblent alors flotter dans un espace inassignable. La stratification s&#8217;affirme en se niant, comme une dénégation qui aurait pour objets le monde lui-même et l&#8217;existence.</p>
<p>Ce qui exfiltre de ces images méditatives ? Le fonds silencieux et énigmatique dont tout surgit et où tout disparaît.</p>
<p>Guillaume Lemarchal<br />
— Iceberg  Ii, Allemagne,  2006-2007. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium. 34,5 x 51,5 cm.<br />
— Édifice Montagne Blanche, France,  2005. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium.  81,5 x 101,5 cm.<br />
— Zone  I, Ukraine, 2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium. 81,5 x 101,5 cm.<br />
— Immersion  III, Ukraine,  2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium.  81,5 x 101,5 cm.<br />
— Salon De Musique I, Ukraine,  2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium. 81,5 x 101,5 cm.<br />
— Ressac, France, 2005-2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium  33 x 50 cm.<br />
— Atlantique n°2  I, France, 2005-2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium  33 x 50 cm.<br />
— Zone III, Ukraine,  2008. Photographie couleur argentique, marouflée sur aluminium. 81,5 x 101,5 cm.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/press/paysages-exfiltres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2010 ( selection )</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 11:17:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Works]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=119</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/forme-i-120-x-150-cm-2010/' title='Forme I'><img width="200" height="154" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Forme-I-120-x-150-cm-2010--200x154.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Forme I - 120x156 cm - 2010" title="Forme I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/forme-iii-120-x-150cm-2010/' title='Forme II'><img width="200" height="154" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Forme-III-120-x-150cm-2010--200x154.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Forme II - 120x156 cm - 2010" title="Forme II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/forme-ii-120-x-150-cm-2010/' title='Forme III'><img width="200" height="154" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Forme-II-120-x-150-cm-2010--200x154.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Forme III - 120x156 cm - 2010" title="Forme III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/place-iv-64-x-80-cm-2010/' title='Place IV'><img width="200" height="159" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/03/Place-IV-64-x-80-cm-2010--200x159.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Place IV - 64x80 cm - 2010" title="Place IV" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/60-place-v-64x80cm-2010-ouzbekistan-copie/' title='Place V'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/60-place-V-64x80cm-2010-Ouzbekistan-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Place V - Tirage argentique - 64x80cm - 2010" title="Place V" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/59-place-iii-64x80cm-2010-ouzbekistan-copie/' title='Place III'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/59-place-III-64x80cm-2010-Ouzbekistan-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Place III - Tirage argentique - 64x80cm - 2010" title="Place III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/64-palimpsest-i-64x80cm-2010-ouzbekistan-copie/' title='Palimpsest I'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/64-Palimpsest-I-64x80cm-2010-Ouzbekistan-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Palimpsest I - Tirage argentique - 64x80cm - 2010" title="Palimpsest I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/palimpsest-ii-64-x-80-cm-2010/' title='Palimpsest II'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Palimpsest-II-64-x-80-cm-2010--200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Palimpsest II - 64x80 cm - 2010" title="Palimpsest II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/attachment/palimpsest-iii-64-x-80-cm-2010/' title='Palimpsest III'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Palimpsest-III-64-x-80-cm-2010--200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Palimpsest III - 64x80 cm - 2010" title="Palimpsest III" /></a>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2010/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2009 ( selection )</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 11:06:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Works]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=105</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/43-jeux-irradies-i-80x100cm-2009-ukraine-copie/' title='Jeux irradiés I'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/43-Jeux-Irradiés-I-80x100cm-2009-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jeux irradiés I - Tirage argentique - 80x100 cm - 2009" title="Jeux irradiés I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/47-plage-i-80x100cm-2009-ukraine-copie/' title='Plage I'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/47-Plage-I-80x100cm-2009-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Plage I - Tirage argentique - 120x150 cm - 2009" title="Plage I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/48-plage-ii-80x100cm-2009-ukraine-copie/' title='Plage II '><img width="200" height="157" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/48-Plage-II-80x100cm-2009-Ukraine-copie-200x157.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Plage II -Tirage argentique - 120x150 cm - 2009" title="Plage II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/51-au-dela-grand-incendie-264x160cm-2009-ukraine-copie/' title='Au delà, grand incendie'><img width="200" height="77" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/51-Au-dela-grand-incendie-264x160cm-2009-Ukraine-copie-200x77.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Au delà, grand incendie - Tirage argentique - (2) 64x80 cm - 2009" title="Au delà, grand incendie" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/52-fragment-et-particules-ii-80x100cm-2009-ukraine-copie/' title='Fragment et particules II'><img width="200" height="159" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/52-Fragment-et-particules-II-80x100cm-2009-Ukraine-copie-200x159.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Fragment et particules II - Tirage argentique - 120x150 cm - 2009" title="Fragment et particules II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/attachment/53-fragments-et-particules-i-80x100cm-2009-ukraine-copie/' title='Fragments et particules I'><img width="200" height="156" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/53-Fragments-et-particules-I-80x100cm-2009-Ukraine-copie-200x156.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Fragments et particules I - Tirage argentique - 120x150 cm - 2009" title="Fragments et particules I" /></a>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2009/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2008</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 10:59:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Works]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=87</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/29-crimee-i-40x50cm-2008-ukraine-copie/' title='Crimée I '><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/29-Crimée-I-40x50cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Crimée I - Tirage argentique - 40x50 cm - 2008" title="Crimée I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/30-crimee-ii-40x50cm-2008-ukraine-copie/' title='Crimée II'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/30-Crimée-II-40x50cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Crimée II - Tirage argentique - 40x50cm - 2008" title="Crimée II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/31-zone-i-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Zone I'><img width="200" height="156" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/31-Zone-I-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x156.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zone I - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Zone I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/32-zone-ii-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Zone II'><img width="200" height="160" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/32-Zone-II-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x160.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zone II - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Zone II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/33-ukraine-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Ukraine I '><img width="200" height="160" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/33-Ukraine-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x160.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Ukraine I - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Ukraine I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/34-salon-de-musique-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Salon de musique'><img width="200" height="157" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/34-Salon-de-musique-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x157.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Salon de musique - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Salon de musique" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/35-concert-40x50cm-2008-ukraine-copie/' title='Concert '><img width="200" height="155" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/35-Concert-40x50cm-2008-Ukraine-copie-200x155.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Concert - Tirage argentique - 40x50 cm - 2008" title="Concert" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/37-village-temoin-i-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Village témoin I'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/37-village-témoin-I-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Village témoin I - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Village témoin I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/38-village-temoin-ii-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Village témoin II '><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/38-village-témoin-II-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Village témoin II - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Village témoin II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/39-village-temoin-iii-33x50cm-2008-ukraine-copie/' title='Village témoin III'><img width="200" height="131" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/39-village-témoin-III-33x50cm-2008-Ukraine-copie-200x131.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Village témoin III - Tirage argentique - 33x50 cm - 2008" title="Village témoin III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/40-immersion-i-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Immersion I'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/40-Immersion-I-80x100cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Immersion I - Tirage argentique - 80x100 cm - 2008" title="Immersion I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/attachment/41-immersion-iii-80x100cm-2008-ukraine-copie/' title='Immersion III '><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/41-Immersion-III-80X100cm-2008-Ukraine-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Immersion III - Tirage argentique - 80X100 cm - 2008" title="Immersion III" /></a>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2008/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2007</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 10:56:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Works]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=64</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/16-nid-ii-70x105cm-2007-estonie-copie/' title='Nid II'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/16-Nid-II-70x105cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Nid II - Tirage argentique - 70x105 cm - 2007" title="Nid II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/17-nid-i-70x105cm-2007-estonie-copie/' title='Nid I'><img width="200" height="134" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/17-Nid-I-70x105cm-2007-Estonie-copie-200x134.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Nid I - Tirage argentique - 70x105 cm - 2007" title="Nid I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/19-temple-dhaapsalu-ii-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Temple d&#039;Haapsalu II'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/19-Temple-dHaapsalu-II-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Temple d&#039;Haapsalu II - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Temple d&#039;Haapsalu II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/20-temple-dhaapsalu-iii-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Temple d&#039;Haapsalu III'><img width="200" height="134" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/20-Temple-dHaapsalu-III-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x134.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Temple d&#039;Haapsalu III - Tirgae argentique - 60x90 cm - 2007" title="Temple d&#039;Haapsalu III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/21-temple-dhaapsalu-iv-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Temple d&#039;Haapsalu IV'><img width="200" height="131" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/21-Temple-dHaapsalu-IV-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x131.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Temple d&#039;Haapsalu IV - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Temple d&#039;Haapsalu IV" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/22-temple-dhaapsalu-v-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Temple d&#039;Haapsalu V'><img width="200" height="134" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/22-Temple-dHaapsalu-V-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x134.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Temple d&#039;Haapsalu V - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Temple d&#039;Haapsalu V" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/23-temple-dhaapsalu-vi-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Temple d&#039;Haapsalu VI'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/23-Temple-dHaapsalu-VI-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Temple d&#039;Haapsalu VI - Tirage argentique - 60x90cm - 2007" title="Temple d&#039;Haapsalu VI" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/24-paysage-frontiere-70x105cm-2007-estonie-copie/' title='Paysage frontière'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/24-Paysage-Frontière-70x105cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Paysage frontière - Tirage argentique - 70x105 cm - 2007" title="Paysage frontière" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/25-paysage-ecran-70x105cm-2007-estonie-copie/' title='Paysage écran '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/25-Paysage-Ecran-70x105cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Paysage écran - Tirage argentique - 70x105 cm - 2007" title="Paysage écran" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/26-jardin-dhaapsalu-iv-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Jardin d&#039;Haapsalu IV '><img width="200" height="134" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/26-Jardin-dHaapsalu-IV-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x134.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin d&#039;Haapsalu IV - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Jardin d&#039;Haapsalu IV" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/27-jardin-dhaapsalu-ii-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Jardin d&#039;Haapsalu II '><img width="200" height="132" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/27-Jardin-dHaapsalu-II-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x132.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin d&#039;Haapsalu II - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Jardin d&#039;Haapsalu II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/28-jardin-dhaapsalu-iii-60x90cm-2007-estonie-copie/' title='Jardin d&#039;Haapsalu III'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/28-Jardin-dHaapsalu-III-60x90cm-2007-Estonie-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin d&#039;Haapsalu III - Tirage argentique - 60x90 cm - 2007" title="Jardin d&#039;Haapsalu III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/elegie/' title='Elegie'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Elegie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Elegie - Tirage argentique - 33x50 cm - 2007" title="Elegie" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/nitescence-i/' title='Nitescence I'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/nitescence-I-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Nitescence I - Tirage argentique - 40x60 cm - 2007" title="Nitescence I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/attachment/nitescence-ii/' title='Nitescence II '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/nitescence-II-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Nitescence II - Tirage argentique - 40x60 cm - 2007" title="Nitescence II" /></a>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2007/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>2005 – 2006</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 10:49:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Works]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=43</guid>
		<description><![CDATA[]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/01-jardin-publique-i-60x90cm-2005-france-copie/' title='Jardin public I'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/01-Jardin-publique-I-60x90cm-2005-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin public I - Tirage argentique - 60x90 cm - 2005" title="Jardin public I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/02-jardin-publique-ii-60x90cm-2005-france-copie/' title='Jardin public II '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/02-Jardin-publique-II-60x90cm-2005-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin public II - Tirage argentique - 60x90 cm - 2005" title="Jardin public II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/03-atlantique-i-60x90cm-2004-france-copie/' title='Atlantique I '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/03-Atlantique-I-60x90cm-2004-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Atlantique I - Tirage argentique - 60x90 cm - 2004" title="Atlantique I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/04-atlantique-iii-60x90-2004-france-copie/' title='Atlantique III'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/04-Atlantique-III-60x90-2004-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Atlantique III - Tirage argentique - 60x90 cm - 2004" title="Atlantique III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/05-zone-n%c2%b02-i-33x50cm-2004-france-copie/' title='Zone N°2 I'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/05-Zone-N°2-I-33x50cm-2004-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zone N°2 I - Tirage argentique - 33x50 cm - 2004" title="Zone N°2 I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/06-zone-n%c2%b02-ii-33x50cm-2004-france-copie/' title='Zone N°2 II'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/06-Zone-N°2-II-33x50cm-2004-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Zone N°2 II - Tirage argentique - 33x50 cm - 2004" title="Zone N°2 II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/07-atlantique-2-n%c2%b0i-33x50cm-2005-france-copie/' title='Atlantique 2 N°I'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/07-Atlantique-2-N°I-33x50cm-2005-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Atlantique 2 N°I - Tirage argentique - 33x50 cm - 2005" title="Atlantique 2 N°I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/08-atlantique-2-n%c2%b0ii-33x50cm-2005-france-copie/' title='Atlantique 2 N°II'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/08-Atlantique-2-N°II-33x50cm-2005-France-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Atlantique 2 N°II - Tirage argentique - 33x50 cm - 2005" title="Atlantique 2 N°II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/09-iceberg-i-67x100cm-2006-allemagne-copie/' title='Iceberg I'><img width="133" height="200" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/09-Iceberg-I-67x100cm-2006-Allemagne-copie-133x200.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Iceberg I - Tirage argentique - 67x100 cm - 2006" title="Iceberg I" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/10-iceberg-iii-33x50cm-2006-allemagne-copie/' title='Iceberg III '><img width="200" height="135" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/10-Iceberg-III-33x50cm-2006-Allemagne-copie-200x135.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Iceberg III - Tirage argentique - 33x50 cm - 2006" title="Iceberg III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/11-iceberg-iv-33x50cm-2006-allemagne-copie/' title='Iceberg IV '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/11-Iceberg-IV-33x50cm-2006-Allemagne-copie-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Iceberg IV - Tirage argentique - 33x50 cm - 2006" title="Iceberg IV" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/12-iceberg-ii-33x50cm-2006-allemagne-copie/' title='Iceberg II'><img width="200" height="132" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/12-Iceberg-II-33x50cm-2006-Allemagne-copie-200x132.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Iceberg II - Tirage argentique - 33x50 cm - 2006" title="Iceberg II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/15-edifice-montagne-blanche-80x100cm-2005-france-copie/' title='Edifice, montagne blanche'><img width="200" height="158" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/15-Edifice-montagne-blanche-80x100cm-2005-France-copie-200x158.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Edifice, montagne blanche - Tirage argentique - 80x100 cm - 2005" title="Edifice, montagne blanche" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/insula/' title='Insula'><img width="200" height="148" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Insula-200x148.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Insula - Tirage argentique - (2) 70x105 cm - 2005" title="Insula" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/jardin-public-iii/' title='Jardin public III'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/jardin-public-III-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin public III - Tirage argentique - 60x90 cm - 2005" title="Jardin public III" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/jardin-public-iv/' title='Jardin public IV '><img width="200" height="132" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/jardin-public-IV-200x132.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Jardin public IV - Tirage argentique - 60x90 cm - 2005" title="Jardin public IV" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/kinder-garten-ii/' title='Kinder garten II '><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Kinder-garten-II-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Kinder garten II - Tirade argentique - 33x50 cm - 2006" title="Kinder garten II" /></a>
<a href='http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/attachment/kinder-garten-iii/' title='Kinder garten III'><img width="200" height="133" src="http://www.guillaumelemarchal.com/wp-content/uploads/2011/01/Kinder-garten-III-200x133.jpg" class="attachment-thumbnail" alt="Kinder garten III - Tirade argentique - 33x50 cm - 2006" title="Kinder garten III" /></a>

]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/works/2005-%e2%80%93-2006/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Résumer</title>
		<link>http://www.guillaumelemarchal.com/texts/resumer/</link>
		<comments>http://www.guillaumelemarchal.com/texts/resumer/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Jan 2011 10:41:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Guillaume Lemarchal</dc:creator>
				<category><![CDATA[Statement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.guillaumelemarchal.com/?p=41</guid>
		<description><![CDATA[Ici la fragilité et la menace. Là le monstrueux et la poésie, l’effroi et l’idée d’un réconfort. Avec la lumière comme matière de prédilection et le paysage comme objet, mon travail tend à exprimer une certaine tension entre l&#8217;homme, son &#8230; <a href="http://www.guillaumelemarchal.com/texts/resumer/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ici la fragilité et la menace. Là le monstrueux et la poésie, l’effroi et l’idée d’un réconfort.<br />
Avec la lumière comme matière de prédilection et le paysage comme objet, mon travail tend à exprimer une certaine tension entre l&#8217;homme, son histoire et son ancrage temporel.</p>
<p>Mes photographies mettent en lumière, à différents degrés, les manifestations de la volonté d’un pouvoir politique, militaire, ou économique, et ses formes d&#8217;occupation, plus particulièrement ses voies d&#8217;infiltration souvent démonstratives, parfois insidieuses, qui ont laissé leurs marques sur des sites, aujourd&#8217;hui en déshérence, en transformant des paysages naturels ou urbains en zones incertaines et désertées. Points de ruptures ou de sutures renvoyant à des lieux de dénis et de tremblements, mes photographies donnent à voir une sorte d&#8217;entropie des effets de pouvoir, face à la docilité mais aussi à la capacité de résistance des peuples et des choses du monde, elles tendent également à montrer comment la nature recrée « du paysage » autrement dans des zones improbables. </p>
<p>Entre poésie et effroi mon travail fait face au « prêt à rompre », il questionne les mutations, les constructions et l’être au monde. Les images que je fabrique sont des respirations, des propositions pour éprouver la vie, et elles touchent parfois plus au métaphysique qu’au stricte politique. Elles se positionnent juste avant le pas de trop, celui qui fait basculer de la beauté vibrante à la mort, de la vie à l’absence.</p>
<p>Guillaume LEMARCHAL</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.guillaumelemarchal.com/texts/resumer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

